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Festival Clermont Ferrand

Photo du rédacteur: cinecamillevernetcinecamillevernet

Dernière mise à jour : 17 mars




Nous sommes de retour au festival international de court métrage à Clermont Ferrand.

Au programme, deux journées pleines de visionnage de courts divers.


Les films internationaux

L'amour, la lutte avec soi-même, la lutte contre une autre entité sont les thèmes principaux des films internationaux dont le tout est soutenu - parfois - par une pointe d'humour. La diversité des origines nous montre le point de vu de chacun par leur coutumes et us.

Comment ne pouvons nous pas tomber sous le charme de la Thaïlande ? Ou du moins, les femmes thaïlandaises ? Nous commençons le voyage cinématographique par la Taiwan qui présente le film La fille de l'aquarium de Hung Yi Wu sur les affres amoureux d'une jeune lesbienne en voyage en Thaïlande. Rejoignant l'Arabie Saoudite avec le film Mera mera mera de Khaled Zidan, nous continuons dans la recherche de l'amour de façon assez étrange puisque Saeed a perdu la faculté de parler et ne peut que prononcer le prénom "Mera".

Les éclipses rapprochent parfois, surtout dans le film de Lucy Gamades Mesopotamia Tx. Deux inconnus observent ensemble une éclipse au Texas, chacun attendait une personne qui n'est jamais venu. Comme le soleil et la lune, ces inconnus se sont retrouvés ; s'attendaient-ils sans le savoir ?

Nous avons eu l'honneur de la présence des acteurs dans la salle de projection. Tout comme l'équipe de Chikha Ayoub réalisé par Zahoua Raji et Ayoub Layoussifi qui raconte l'histoire réelle d'une communauté de danseuses qui n'ont pas une bonne réputation.

Nous avons traversé la Serbie en voiture avec Rruges (En route) de Samir Karahoda

. De l'autre côté de l'Atlantique, Le chien marron, de Nadia Hallgren , nous attendait dans un style différent puisqu'il était animé et racontait la quête de ce chien marron qu'un garçon cherchait.

Du côté de la Suède, un film touchant qui s'intitule O de Rúnar Rúnarsson, nous a montré la lutte contre soi.

Du côté de l'Océanie, Kalani Gacon nous emmène dans un village traditionnel avec Family man avec des questionnement sérieux sur le rapport du père qui était parti et qui est revenu ; va-t-il repartir au prochain grondement de l'orage ?

Comme le tremblement de terre qu'a provoqué l'homme nu sauvage dans le court-métrage Vox humana de Don Josephus Raphael Eblahan.

Et pour clôturer la sélection internationale de court métrage, nous avons vu le documentaire mexicain de María Salafranca qui nous expliquait dans Pompes Funèbre à votre service comment fonctionne les pompes funèbres tournés de façon comique.


Les films français

Nous avons commencé la sélection des films français par Les talons de ma mère de Lili Cazals qui montre les conséquences d'une mère qui s'occupe peu de sa fille et qui a un mauvais comportement que son enfant imite comme lorsqu'on est petit et qu'on essaye les talons pour faire "comme maman". C'est seulement lorsqu'on voyage qu'on comprend différemment le monde. C'est ce qui ce passe pour Joanna, dans le court- métrage Kaminhu de Marie Vieillevie, qui comprend l'hypocrisie dont elle fait preuve quand elle voyage comme si elle était dans un zoo pour voir des personnes en difficulté.

Dans un décor blanc, nous sommes emportés dans la montagne dans Les cimes de Lucile Prink où deux individus sont prisonniers de la tempête.

Nous avons continué avec un film expérimental de Clément Carvin qui se nomme Montesoro. L'histoire se passe dans le cimetière militaire allemand avec la rencontre de Benaïssa et le jardinier se rencontre au sujet des dégradations nocturnes.

Et pour finir cette magnifique selection, nous avons fini par le court-métrage le plus apprécié des élèves.

Politique et osé, ce film nous a tous charmé. Fernanda, brésilienne en France pour passer son master d'écriture, a une double vie puisqu'en plus d'étudier à la fac le jour, elle travaille comme femme de ménage dans un hôtel la nuit. En manque d'inspiration, une occasion se présente puisqu'elle rencontre le président du Brésil, l'Homme de merde.

Une expérience très enrichissante ! (Raphaël)

Catégorie Son

Cette sélection nous a montré l'importance du son dans les films en se focalisant sur sa qualité et son importance au centre du récit.

Nous avons commencé par une mélodie de la rue de New-York avec les policiers, les piétons et les bruits de voiture dans le documentaire Plot point de Nicolas Provost qui nous a transporté dans une histoire complotiste inventée de toute pièce grâce au montage.

Le son a été très sensible dans White ant de Shalini Adnani. Alors qu'on n'entend pas les thermites à la simple oreille humaine, le personnage écoute avec un amplificateur. Le son est intenable, nous donne des frissons et est important car c'est la cause de l'effondrement de la maison infestée.

Sur les traces de son ancien amour, un jeune garçon retrace son histoire d'amour sur une île dans Alfie's island de Bertil Nilsson. Le matériel du son est mis en avant dans cette catégorie, tout comme dans Son Seul de Nina Maini. Les personnages essayent de capter un son, donc ils vont tout faire pour le trouver. Et un documentaire Polyfonatura de Jon Vatne sur un musicien qui produit du son électronique en enregistrant la nature.C'est un peu différent dans  Anéchoïque de Enzo Croisier car sans qu'on le sache au début, une femme maltraite un homme attaché à une chaise - comme une expérience scientifique - pour comprendre enfin qu'on lui fait mal pour faire le bruitage d'un feu dans un dessin animé.

Enfin, avec la fierté d'avoir ce studio à la Cartoucherie précisément de la Poudrière, le film  Silence qui dénonce la fatigue de la ville avec le bruit constant jusqu'à qu'on s'intéresse à quelqu'un d'autre que soi. La conception sonore de ce film magistral est notamment signée Loick Burkhardt qui nous accompagne dans la réalisation de nos films de bac.


Le labo

Comme son nom l'indique, cette catégorie était le laboratoire de création expérimentale. Nous avons commencé la sélection par Tako Tsubo réalisé par Fanny Sorgo, un dessin animé pour réfléchir sur le monde, comment ne plus être impacté par les actualités morbides ? Ablater son coeur. Ainsi on ne souffre plus. Ensuite, Polni lekar andopravidla styku mistonimi e-devkami par Jan Hofman et Skroll de Marten Visser nous donnait la réflexion sur le monde au quotidien puisque nous voyons un jeune homme jouer à un jeu vidéo avec le port d'armes ou le défilement de vidéos courtes qui attaque notre cerveau puisqu'on ne s'en détache plus comme une véritable drogue avec des filles dénudées qui dansent. Avons-nous trop banalisé ce qui nuise à nos vie ?

Avec Who loves the sun de Arshia Shakiba nous avons eu la réflexion sur la pollution et son impact sur notre planète.

Enfin, pour clôturer le festival avec un film-choc, nous avons été servi avec le court-métrage La fille qui explose de Caroline Poggi qui a suscité beaucoup d'incompréhension et de malaise. Malgré la qualité parfois questionnable du court, cela nous montrait directement les choses bruts, sanglantes telles quelles. Dénonçant la fatigue mentale, la disparition des animaux, la perte du monde et le divertissement qui nous empêchent de respirer ; ce court-métrage raconte l'histoire d'une jeune fille défigurée qui a explosé 371 fois.

J'ai déjà envie d'y retourner ! (Lison )

L'école éphémère

Nous sommes allés dans un établissement qui accueillait différent type de métier pour montrer aux lycéens les futurs métiers possibles dans le monde du Cinéma. Nous avons commencé la visite par le laboratoire du son en retrouvant un ingénieur du son et un bruiteur anciennement scolarisé à l'HEAD (Genève). Ils nous ont expliqué leur métier puis nous avons pu reconstituer le bruitage de la séquence d'ouverture Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone avec des objets lambda. C'était impressionnant !

Nous avons continué la visite avec une plongée dans la formatino exceptionnelle du Conservatoire Nationale, section Musiue à l'écran. Un orchestre jouait la partition composée par un étudiant pour musicaliser Excursion dans la Lune de Segundo de Chomon (le Mélies espagnol). Nous pouvions les voir au travail, pendant l'enregistrement. Ils se sont entraînés tout le long de la semaine et étant arrivé à la fin du festival, nous avons pu écouté tout le concert.

Ainsi nous avons rencontré des étudiantes en maquillage sur le plateau de tournage de Kourtrajmé où un film se tournait en direct devant nous. On n'a pas pu échanger avec le réalisateur mais c'était une expérience enrichissante de voir le tournage de personnes externes.

Enfin nous avons terminé la visite avec la présentation des écoles supérieures de cinéma : le DN MADE animation, pour la réalisation de films d'animation et Artfx, pour améliorer l'image et créer un effet spécial. Nous avons pu tester la nouveauté des court-métrages : un film vu en VR (Réalité Virtuelle). On suivait l'histoire d'une amitié entre un goéland et un homme qui vit sur un énorme rocher. Le point intéressant de cette expérience était le libre arbitre de regarder certain détails en s'approchant, reculant, tournant la tête, et contournant l'image en 3D devant nous.

Merci aux professeures ! (Roxane)


Karolina Vezies





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