Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand - Jour 1
- cinecamillevernet
- il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 5 jours

C'est parti pour trois jours de festival !
Courts en musique
Le soir nous avons pu assister à la projection de 4 films sélectionnés par la SACEM pour la création de musiques originales. S'en est suivi une conférence en présence des réalisateurs, producteurs ou compositeurs des films en question.
Le court-métrage, Lady Attila a marqué de part ses musiques rock, inspirées de Van Halen par exemple. Les Nocturnes quant à lui possède une BO qui accompagne les scènes nocturnes justement, mais sur une tonalité de thriller, avec du suspense (choix que j'ai personnellement eu du mal à comprendre). Il y avait une comédie musicale filmée en stop motion : Signal où la musique est au cœur de l'intrigue et enfin Tatie Lica la Bossue : mi-comédie mais qui aborde le thème sérieux du deuil.
Au cours de la conférence, on a pu en apprendre sur la création de musique de films. Le compositeur de Lady Attila, Ulysse Lejeune, expliquait que cela se déroulait comme dans un film : on crée la musique comme on écrit un scénario, on la joue parfois avec son matériel et ses moyens, on "tourne" avec des musiciens et enfin on mixe. A savoir qu'il faut avoir le mixage en tête lors de chaque étape de la réalisation des musiques (comme un film) ; c'est comme "un film dans un film" selon Ulysse Lejeune.
Pour le film Les Nocturnes, la réalisatrice, Siham Bel, a mentionné l'utilisation d'une "maquette" lors du tournage pour les acteurs et l'ambiance, la musique finale (de Marc Hazart) n'ayant pas été créée encore. C'etait un premier jet de ce qui allait être fait à la fin donc ce n'était pas le résultat final.
La conférence s'est déroulée grâce aux questions d'un membre du Comité de sélection du festival qui a lui même fait la réflexion qu'il avait remarqué au fil des années que très souvent, les réalisateurs pensaient aux musiques et plus généralement aux sons d'un film trop tard et à ce moment là n'avaient plus assez de temps, de moyens etc... pour produire quelque chose d'assez satisfaisant. Ce à quoi la réalisatrice de Signal, Emma Carré a répondu que très souvent cette demande venait des producteurs qui conseillaient de penser le son plus tard faute de financement. J'ai trouvé cette réflexion intéressante puisque le thème de nos films de bac 2026 est : "Matières Sonores" ce qui nous concerne donc directement.
Jeanne B.


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